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Les cartes bancaires:
Régler ses achats à Madrid ou à Paris, retirer des euros à Bruxelles ou à Berlin... rien de plus naturel aujourd'hui. Avec le nouveau standard international EMV (Europay, Mastercard, Visa), de nombreux pays dans le monde, et en tout premier lieu l'Europe (qui compte plus de 640 millions de cartes bancaires), adoptent progressivement la carte à puce. L'enjeu est de taille, car au total, 509 millions de cartes bancaires sont actuellement en circulation en Europe. Chaque porteur de carte EMV en Europe bénéficiera des mêmes conditions d'utilisation – sécurité, ergonomie - dans tous les pays équipés. S'il s'agit pour la France d'une simple évolution (les cartes bancaires CB sont dotées d'une puce depuis 1992), le nouveau standard EMV est une révolution pour les autres pays.
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Les responsabilités:
Une transaction de paiement par carte implique la responsabilité de quatre acteurs. - La responsabilité du consommateur tient à son engagement de payer une marchandise ou un service qui lui est fourni par un commerçant. - La responsabilité du commerçant est d’utiliser les données fournies par le consommateur (numéro de carte, coordonnées personnelles…) pour réaliser le paiement, dans des conditions de sécurité incontestables. - La responsabilité de la banque est de mettre les moyens à disposition du consommateur et du commerçant permettant un recouvrement sécurisé de la transaction. - La responsabilité des pouvoirs publics est d’assurer la protection des parties et les conditions d’établissement de la preuve .
Les Dispositifs de Sécurités:
Leur objectif est préventif, ils doivent limiter voire dissuader les fraudes. Leur efficacité tient à leur adéquation à chaque stade de la transaction et les moyens mis en œuvre seront de nature différente pour chaque acteur. Cela signifie que chaque acteur doit mettre en œuvre des moyens de sécurité pour que les autres acteurs aient confiance en lui. Ces moyens doivent être adaptés au risque réel de la transaction sous peine de dissuader de la réaliser parce qu’elle deviendrait trop complexe (trop de données contrôles trop longs, une ergonomie inadaptée…) ou trop coûteuse (des systèmes à implémenter, des requêtes trop nombreuses…) au regard de son montant ou de sa nature. Pour qu’il y ait confiance, il importe que ces moyens soient (re)connus de tous.
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